Les Girondins de Bordeaux ont déposé un recours auprès de la Ligue de football professionnel pour le rétablissement au samedi 27 mars du match avancé de la 30e journée de Championnat entre Lyon, son adversaire de Ligue des Champions, et Grenoble. «Au moment où la Commission d'organisation des compétitions de la LFP a accepté d'avancer le match de l'Olympique Lyonnais au vendredi 26 mars, elle n'a pas envisagé la possibilité d'une opposition entre les deux clubs français en Champions League», assure le club aquitain dans un communiqué. Pour «rétablir l'équité sportive» et «l'équilibre entre les deux clubs» dans le domaine de la récupération, les champions de France, qui disputeront samedi (20h45) la finale de la Coupe de la Ligue, appellent la Ligue à faire «jouer l'Olympique Lyonnais le samedi 27 mars après-midi».
AULAS : «Pour moi, c'est plutôt un problème d'entraîneur de Bordeaux avec le président de la Ligue».
Cette requête, Aulas assure ne jamais en avoir entendu parlé, mais elle n'a de toute façon «aucune chance d'aboutir». «Le match Lyon-Grenoble se jouera bien vendredi. Cela a été décidé par la COC (commission d'organisation des compétitions). Il n'y a pas d'appel possible, a-t-il assuré. Moi, je m'en tiens à ce que les dirigeants de Bordeaux m'ont dit de manière positive et gentille à Genève (lors du tirage au sort des quarts de finale, ndlr). Que Laurent Blanc ait menacé de ne pas aligner son équipe type samedi est possible. Si j'étais à sa place, je pense que je réfléchirais à deux fois dans ma composition d'équipe pour samedi, car il y a mardi un quart de finale de Ligue des champions à jouer».
Pour le dirigeant lyonnais, Bordeaux doit faire «un choix entre la Coupe de la Ligue qui est mal placée, mais ça on le sait depuis le début, et ce quart de finale de C1». «Mais ça, c'est de la gestion des entraîneurs et ce n'est pas du ressort des présidents». Il rappelle au passage que les différents aménagements du calendrier français effectués jusqu'ici n'ont «visiblement pas été appréciés de l'UEFA» puisque l'instance européenne «avait la possibilité de fixer le match au mercredi pour une question de télévision» et qu'elle ne l'ai pas fait «en toute connaissance de cause». «Pour moi, c'est plutôt un problème d'entraîneur de Bordeaux avec le président de la Ligue». (avec E. T., à Marseille)

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